• Appel à projet de recherche: Recherche et Société(s)
  • Financement: Région Occitanie, TerrOïko
  • Co-porteurs de projet: SETE-CNRS – CEFE-CNRS -TerrOïko
  • Contact: Sylvain Moulherat (TerrOïko), Simon Blanchet (SETE-CNRS), Sylvain Pioch (CEFE-CNRS)
  • Durée du projet: 36 mois (2018-2021)
  • Coût total du projet: 640 k€
  • Montant de la subvention: 290 k€

Actualités CONAQUAT

  • 16/01/20 Réunion de lancement officielle du projet, en présence de la région Occitanie et du commissariat général au développement durable

CONAQUAT

Connectivité biologique en milieux aquatiques : quantification, modélisation et compensation

logo SETE logo Cefe L’objectif général du projet CONAQUAT est de développer un outil transférable au milieu opérationnel à destination des services de l’État, des bureaux d'études et des aménageurs publics et privés, permettant de quantifier et spatialiser les pertes et les gains de biodiversité, liés aux impacts de projets et plans d’aménagement sur les milieux aquatiques (rivières, lagunes et estuaires littoraux).

L’application de la séquence Éviter – Réduire – Compenser s’est considérablement renforcée en France à partir de 2016, avec la loi sur la reconquête de la Biodiversité et des Paysages, dans la poursuite de l’objectif d’absence de perte nette. Afin de respecter la loi, les impacts sur la biodiversité d’un projet d’aménagement doivent être évalués et le dit projet doit être orienté afin de les éviter en priorité puis de les réduire. Les impacts restants, dits résiduels sont eux compensés, c’est à dire que l’unité de biodiversité détruite ou altérée sur le site est « recrée » sur un autre site ou un autre réseau de sites. Cette suite logique d’étape, bien ancrée dans le fonctionnement de l’étude environnementale souffre néanmoins de l’absence d’outils intégrés et consensuels.
En particulier, sur les milieux aquatiques, malgré l’existence de méthodologies de calcul d’impacts et de gains écologiques (MERCIe, MERCI-Cor ou MitiMed par exemple en France), les outils manquent pour se soustraire aux avis d’expert. Les outils mobilisés dans la pratique actuelle de l’application de la séquence présentent également un important manque de capacités prédictives et extrapolatoires (spatialement) de ces gains et pertes.
Le projet CONAQUAT est construit pour palier ces manques et fournir des outils pouvant s’insérer dans des méthodologies existantes afin de faciliter les calculs de pertes et gains écologiques en milieux aquatiques. Le résultat de ce projet se constitue d’un outil d’aide à la décision reproductible, objectif et fiable grâce à un très bon niveau scientifique tout en restant opérationnel pour tout opérateur de la séquence ERC : collectivité territoriale, services de l’état, aménageur ou bureau d’étude. Pour arriver à cet objectif, 3 lots ont été ménagés, orientés autour de la mobilisation d’approches innovantes et de techniques de pointes pour l’analyse de la biodiversité aquatique :

Le développement de cet outil s’inscrit dans la démarche nationale de rationalisation des coûts associés à la mise en œuvre des mesures compensatoires tant dans leur déploiement que dans leur instruction..

La méthodologie générale :

TerrOïko intervient sur le premier lot, avec une adaptation des outils de modélisations écologiques existants pour les milieux aquatiques, dans la continuité du travail déjà entamé dans le cadre du projet MetAqua. L’utilisation de SimOïko dans le projet CONAQUAT permet d’évaluer quantitativement les gains et pertes d’unités de connectivité biologique, d’abondance et de diversité génétique dans des écosystèmes de types rivières, lagunes et estuaires littoraux. Cet outil s’inclue notamment dans la mise en œuvre de la méthode MERCIe pour les projets de grandes ampleurs à forts enjeux environnementaux, tout en étant mobilisable dans d’autres méthodologies d’analyses (approches ad hoc, MitiMed, …).
Ce projet est également une importante opportunité de mettre en lien différentes méthodologies, notamment les approches de génétiques du paysage avec la pratique de la modélisation par SimOïko.